Et si c’était vrai, l’Ange tombé du ciel, sous le tablier des autres, sous le soleil ardent de ses désirs, serait toujours serein pour qu’on puisse vivre un délire en toute quiétude… Sans fêler le carrelage, ni la sérénité de la vie, allons dans toutes les histoires sur Toulouse, dans l’cul du cafard poitrinaire, ou dans la baignoire d’un buisson… et pourquoi pas à Ptock ?
Et si c’était vrai le boucher-magicien stockant en vrac dans son froc, reluquant en chambre froide et pleurant ou tranchant la gorge des sorciers, mangerait souvent de la viande, accorderait ses guitares en violons et surferait sur les glaçons de ses larmes. Démembrant cadavres, ou vivants exquis, pour les rappeler à l’ordre de leur vie sans trépas.
Et si c’était vrai, Gladys la blonde vénitienne n’ouvrirait jamais les persiennes de sa chambre, jusqu’au matin où elle déciderait d’aller promener sa tête, son coeur et son esprit vers d’autres pâturages. Rapide comme un cheval blanc, dans les jardins merveilleux de la nature, les lèvres rouges, tous sens en éveil, sensible à la perception du monde et le sentiment de ne faire qu’un, en osmose totale un bref instant si pur puisque maintenant la belle quitte la forêt